Psaume 63 « Ô Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube… »

Psaume 63 « Ô Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube… »

Le philosophe Nietzsche écrivait ironiquement que les hommes avaient perdu une de leurs plus importantes facultés : ruminer ! Effectivement, nous menons souvent un rythme de vie effréné, d’innombrables informations tombent sur nous presque sans discontinuer, l’une chassant l’autre. Tout cela nous conduit à perdre l’habitude de nous arrêter pour réfléchir et repasser dans notre esprit ce que nous avons lu ou entendu.

La rumination est un art délicat: il faut apprendre à ruminer ce qu’on lit ou ce que l’on pense, parce qu’il est nécessaire d’y revenir parfois à deux ou trois fois pour que le sens apparaisse. Mais il ne faut pas passer sa vie à ruminer. Il faut vivre, agir, sentir et se réjouir. Au fond ruminer ce n’est pas mastiquer sans fin, mais c’est une manière de préparer une meilleure digestion…

Ô Dieu, tu es mon Dieu,
Je te cherche dès l’aube,
Mon âme a soif de toi,
Ma vie tout entière a soif de toi,
terre aride, desséchée et sans eau.

Je t’ai contemplé par la prière,
J’ai vu ta force et ta gloire,
Ton amour vaut mieux que la vie,
Tu es la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir !
Lever les mains en invoquant ton nom !
Comme par un festin je suis nourri
La joie sur les lèvres je dirai ta louange !

Dans mon lit, je pense à toi
Je médite sur toi pendant les veilles de la nuit.
Car, tu es venu à mon secours !
Et je crie de joie à l’ombre de tes ailes !
Mon âme s’attache à toi
Ta main droite me soutient.