Circuit au Yémen du 17 nov au 4 déc 2006

Une carte du Yémen (1280x1076, 400 ko)

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Sana'a, capitale du Yémen

1,7 millions d'habitants en 1996. Altitude 2 200 m. Sana'a signifie "ville fortifiée" en arabe.

La capitale du Yémen est située au fond d’une cuvette de 80 sur 20 km enserrée par les djebels Nogoum (2892 m) et Ayban (3194 m). Fondée au IIe siècle par les Sabéens, Sana’a est une des plus anciennes villes du monde arabe. Elle a été classée au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 1984 pour son ensemble unique et parfaitement conservé d'architecture traditionnelle. Le soir, les couleurs des vitraux et les lumières des minuscules échoppes du vaste souk nous emmène dans le monde des "Mille et Une Nuits".

Aux VIIe et VIIIe siècles, la ville est devenue un important centre de propagation de l'islam. On retrouve ce patrimoine religieux et politique dans ses 106 mosquées, ses 12 hammams et ses 6500 maisons qui datent tous d'avant le XIe siècle. Les maisons-tours aux nombreux étages et les maisons de pisé anciennes ajoutent encore à la beauté du site.

Points d'intérêt :
- la grande mosquée édifiée du vivant de Mahomet,
- la vieille ville partiellement entourée d'une muraille de pisé et son souk qui est un des plus anciens marchés de la péninsule arabique,
- le panorama depuis la rue Zubeyri et depuis les ponts.


Carnet de voyage

17/11
Arrivée à Sana’a vers 18h après 8h de vol, il fait nuit. Le Toyota qui nous emmène à l’hôtel roule à tombeau ouvert ! Ca klaxonne de partout !! Arrivée à l’hôtel Golden Daar (20€ la nuit pour 2 avec petit-déj), l’accueil est tiède mais la chambre accueillante : un vrai nid douillet ; repas avec le groupe et ballade dans la vieille ville. On se croirait dans un décor de cinéma : les fenêtres faites en plâtre et en verre sont très colorées et la lumière intérieure nous renvoie des motifs qui ne sont jamais les mêmes. On rentre se coucher jusqu’à l’appel du muezzin à 4h30 du matin ; des prières pendant 30 minutes, puis les chiens prennent le relais !

18/11
Lever vers 6h30, on monte au dernier étage de l’hôtel pour photographier Sana’a au lever du soleil depuis le mafradge, le salon des séances de qat, avec ses coussins moelleux et sa baie vitrée à 3 dimensions. Petit-dej sur la terrasse au milieu de la vieille ville, au pays des Mille et une Nuits ! Le soleil est partout, il éclaire les montagnes qui entourent la ville, il caresse les minarets des mosquées, il illumine les maisons aux couleurs pain d’épices et les fenêtres des maisons décorées de frises de briques et badigeonnées de chaux blanche, il fait reverdir les jardins potagers disséminés un peu partout dans la ville. On part pour les souks : de la vie, des odeurs, des épices, des cris, des klaxons, … Tout s’entremêle : un vrai capharnaüm organisé ! Au fond de petites pièces où règne l’odeur des plantes et des bêtes, un chameau tourne inlassablement autour d’une meule pour extraire l’huile des graines de sésame (pour 9kg de graines, il faudra 4h de marche au chameau pour produire 1 litre d’huile).
Marie-Reine : « Une jeune femme entièrement voilée me salue : elle a envie de parler, nos yeux échangent une forme de complicité, quel accueil ! ». Toutes les femmes sont voilées de noir et, au mieux, on voit leurs yeux. Les premières impressions sont étranges, puis les repères se déplacent au fil de la journée, on finit par s’habituer. Les hommes aiment se faire photographier et ouvrent facilement le dialogue sans arrière-pensée mercantile ; les enfants ont deux mots qui reviennent souvent : saura (photo) et kalame (crayon). Petite halte sur les remparts de la porte de Bab El Yemen pour assister au va-et-vient des passants. Le soleil monte et réchauffe maintenant les ruelles de la ville ; de nombreux réservoirs d’eau permettent de se désaltérer et les jardins amènent leur touche de fraicheur et de verdure. Nous visitons le musée national avant déjeuner. Un conseil pour les amateurs de photos, il ne faut pas manquer de grimper sur les toits des hôtels d’où les panoramas ne sont jamais les mêmes. Seul regret : des nombreuses mosquées qui quadrillent la vieille ville, aucune ne peut se visiter !!! Après la sieste tout est ralenti : les hommes qatent tous, certains ont la joue qui va exploser ! Nous achetons pour 1000 rials (4 €) une jambiah ayant déjà servi à un vieil homme dans la rue (la jambiah est un large couteau que la plupart des hommes arborent à la ceinture). Un peu plus loin, nous craquons pour une peinture en relief représentant des maisons yéménites, un vrai petit chef d’œuvre ! Puis après avoir goûté les souks dans tous les sens, on va prendre un café dans un boui-boui près de la monumentale porte de Bab El Yemen (1 centime d’euro les 2 cafés) : une vraie tranche de vie ! Ambiance chaleureuse, le patron nous offre une galette de pain, un client des frites : une hospitalité naturelle, un échange humain ! Puis au va au resto : repas yéménite avec galette, légumes relevés coupés en petits morceaux, kebab, omelette aux légumes, sauces au fromage et aux herbes : succulent ! Le pays pénètre tout doucement, l’attirance est là, l’attachement est proche !

[à suivre]