Circuit au Yémen du 17 nov au 4 déc 2006

Une carte du Yémen (1280x1076, 400 ko)

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Le désert du Rub'al-Khali

Le désert de la péninsule Arabique est une sorte d’extension du Sahara dont il est séparé par la mer Rouge. Mouvant en certains endroits, ce sable a englouti durant des siècles des troupeaux entiers de dromadaires.

Ce désert situé à l’est de la mer Rouge s’étire de la Syrie au Yémen et au Sultanat d’Oman. Sa superficie est de 2,3 millions de km². Les précipitations annuelles moyennes sont de 50 à 200 mm. C’est un désert de type sableux et caillouteux. Les températures varient de 49°C à 0°C.

Très aride, il se caractérise par des étés très chauds et des hivers doux. Comme le Sahara, il possède de vastes étendues de dunes difficiles à franchir. Cependant, des routes permettent de traverser ce désert.

La plus célèbre étendue de sable est le Rub’al Khali « quartier vide » qui couvre une superficie équivalente à celle de la France. Il s'étend sur plusieurs pays de la péninsule arabique, principalement l'Arabie Saoudite.

Dans bien des endroits, le sable recouvre des roches sédimentaires riches en pétrole qui sont à l’origine du développement des champs pétrolifères du Golfe. Le paysage présente les traces d’anciennes rivières datant de l’époque où la région était couverte d’une savane subtropicale. On a retrouvé des fossiles d’hippopotames, d’éléphants, de tortues ainsi que des crocodiles et des mollusques. Certaines parties du désert sont de vastes étendues de sel ou sabkha. Quand il pleut, ces superficies se transforment en lacs salés temporaires.

Notre circuit emprunte la piste allant de Shabwa, à l'ouest de la province de l'Hadramaout, à Marib, porte d'entrée des montagnes forteresses du Nord. Il faut compter environ dix heures de conduite pour effectiuer cette traversée de 400 km

 

Shabwa

De Shabwa, l'ancienne capitale de l'Hadramaout, où étaient entreposés les stocks d'encens, jusqu'à Gaza, le principal port de la Méditerranée à partir duquel était diffusée la marchandise, il fallait compter environ 70 jours de traversée en chameau.

Dans la plaine aride qui entoure la ville, on rencontre des Bédouins.

 

Marib

Capitale du royaume de Saba, Ma'reb fut l'une des civilisations les plus avancés de son temps (Ve siècle av JC), grâce à la maîtrise des techniques d'irrigation et au commerce de l'encens et de la myrrhe. La reine de Bilkis et sa mystérieuse relation avec le roi Salomon, épisode relaté dans la Bible, ont entretenu jusqu'à aujourd'hui la légende d'un peuple riche et avancé.En 572, la destruction de son barrage marque définitivement la mort de Ma'reb et l'exode de ses habitants dans toute la Péninsule Arabique. De son passé prestigieux , il ne reste que peu de chose : la vieille ville est abandonnée, les ruines des anciens temples sont en partie ensablés et pillés.
Les sites archéologiques se situent quelques kilomètres à l'est et au sud du nouveau Ma'reb


Carnet de voyage

2/12
Après quelques heures de sommeil et un café vite avalé nous prenons la route. Les étoiles illuminent le ciel, nous avons rendez-vous avec deux bédouins et leur 4x4 qui nous accompagnerons pour la traversée du désert. Il est 4h30 nos trois chauffeurs et les bédouins se rendent à la mosquée afin de solliciter « la bienveillance d’Allah » ; un quart d'heure plus tard nous partons. Le soleil se lève et rougeoit derrière nous; nous faisons une première halte sous un acacia pour le petit déjeuner et dégonfler les pneus des 4X4 pour pouvoir rouler dans le sable.

Après une paire d’heures dans une plaine aride parsemée de dunettes nous sommes déjà couvert de poussière. Dans le lointain les montagnes s’éclairent doucement. Seconde halte à Shibwa : pas grand-chose à voir de la cité antique ; une quinzaine d’enfants nous assaillent pour nous vendre des pointes de flèches datant du néolithique ! Il y a unanimité dans le groupe pour refuser le pillage du patrimoine historique. Les gamins sont tenaces, limite agressifs, même les vieux bédouins ont du mal à les raisonner. Les 4x4 repartent à tombeau ouvert ; cette fois-ci il n’y a plus que du sable, les dunes ne sont pas très hautes, rien de magique à traverser ces étendues poussiéreuses et sans âme, nous sommes bien loin du pays touareg et de ses contrastes. La chaleur est écrasante, au sortir du désert nous rejoignoins la grande piste macadamée du nord tout près de la frontière avec l’arabie saoudite. Regonflage des pneus et halte déjeuner vers 13h dans une gargotte de bord de route : riz, poulet et… mouches ! Les bédouins, responsables de notre sécurité, nous accompagnent jusqu'à la porte de l’hôtel situé à la périphérie de Mareb : il est 14h, pour des raisons de sécurité nous resterons consignés à l’hôtel jusqu’au lendemain matin. Les gens d'ici n'apprécient pas la présence des touristes.

 

3/12
La matinée est consacrée à la visite de l'antique Mareb, capitale du royaume de Saba; le ciel est chargé de poussière et le soleil ne parvient pas à percer les nuages. Les 4 lieux de visites sont : le temple Ba'rân (aussi connu sous le nom de Arsh Bilkis, le trône de Bilkis), le temple Awwam (connu aujourd'hui sous le nom de Mahram Bilkis), les restes du barrage et la vieille ville quasi abandonnée qui a été détruite par l'aviation égyptienne à la fin des années 60. Halte déjeuner vers 13h le long de la route qui nous ramène à Sana'a; nous passons de 1000m d'altitude à Mareb à plus de 2000m à Sana'. Nous arrivons dans la capitale en fin d'après-midi; douche dans les locaux de l'agence Magellan; diner dans notre premier hôtel; transfert à l'aéroport pour prendre l'avion à 2h du matin pour une arrivée le lendemain à 7h30 heure de Paris.