Ecole

KAGYUPA

 

Situation

Altitude 4300 m à 100 km N de Lhassa, à l'ouest et au-dessus de la vallée du Tolung.

Monastères tibétains

TSURPHU, siège des Karmapa (bonnets noirs)

Autres monastères

Photos FlickR

Histoire

Fondé en 1189 par le premier karmapa, il est depuis le siège de l'ordre, une branche très importante de l'école Kagyüpa dont ils sont les chefs spirituels Gourous des princes Mongols et des empereurs de Chine, les karmapas vont propager le bouddhisme et leur autorité spirituelle hors des frontières du Tibet; ce faisant, ils amassent à Tsurphu des trésors inestimables.

Alliés au roi du Tsang, ils freinent la montée du pouvoir gelugpa au Tibet central jusqu'à ce qu'un renversement d'alliance entraîne la mise à sac du monastère par le 5ème Dalaï-lama et ses alliés mongols au XVIIe s. Comme tant d'autres, Tsurphu, l'un des plus puissants et des plus riches monastères, fut totalement détruit en 1966, durant la Révolution culturelle ; les moines, aidés bénévolement par des villageois et des nomades du Namtso reconstruisent le temple principal, les appartements du karmapa et une maison d'hôtes.

L'actuel 17ème karmapa vit en Inde. Avant la révolution culturelle, il abritait un millier de moines ; il en compte aujourd’hui une centaine.

Visite

Un escalier de pierre conduit au temple d'assemblée, sur les murs latéraux, fresques des 16 arhats; dans le fond des stupas funéraires, une statue du 8ème karmapa avec son bonnet noir et trois statues de bouddhas La résidence du karmapa se trouve dans les étages au-dessus; au 1er, la salle oùil donnait la bénédiction tous les après-midis; au 2ème, par un escalier de fer, ses appartements personnels.

En contournant le temple par la gauche, on continue la visite par une série de 5 chapelles dédiées à des divinités protectrices, alignées le long d'une véranda. Peintes en noir (Mahakala protège Tsurphu), orange, rouge (protecteur ailé de la secte Kagyu), bleu et à nouveau rouge, des moines y chantent sans arrêt.

En continuant dans le sens des aiguilles d'une montre, on arrive aux nouveaux temples datant de la fin des années 1990, dont le Lhakang Chenmo qui abrite une représentation géante (17 m de haut) de Sakyamuni en cuivre plaqué d'argent et d'or (l'original datait du XIIIe s). L'ambiance pendant les offices est d'autant plus forte que les karmapas ne récitent pas les textes sacrés mais les chantent systématiquement.