Bouddhisme et Islam en Chine


Grottes de Longmen


Pagode de la Grande Oie à Xi'An


Minaret d'Emin

BOUDDHISME EN CHINE
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Selon une légende, l’introduction du bouddhisme en Chine remonte au dernier siècle av JC : l'empereur persuadé d’avoir vu le bouddha envoie un émissaire en Inde avec mission de ramener des textes, des peintures bouddhiques et des prêtres indiens qui pourraient lui expliquer leur doctrine. Par la suite, moines, missionnaires et pélerins furent de plus en plus nombreux à effectuer le voyage d’Inde en Asie centrale puis jusqu’en Chine; de nombreux états d’Asie centrale adoptèrent le bouddhisme.

Son expansion rapide le long de la Route de la Soie fut accompagnée par la construction de grottes et de monastères dans les oasis, grâce au soutien financier des riches familles locales et des marchands désireux d’assurer la sécurité de leurs caravanes. Le moine bouddhiste Xuan Zang fut peut-être au VIIe siècle le plus célèbre de tous les voyageurs chinois de la Route de la Soie; ce fut l’un des grands traducteurs de textes bouddhiques indiens. La pagode de la Grande Oie à Xi’An fut construite en 520 pour abriter les textes et reliques qu’il avait ramenés et ce fut là qu’il vécut jusqu’à sa mort.

L’expansion de l’islam fut l’un des facteurs les plus importants dans la disparition des civilisations bouddhiques de la Route de la Soie. En quelques siècles, le Taklamakan deviendra musulman et les stoupas, temples, fresques, peintures et statues bouddhiques furent détruits ou laissés à l’abandon. Seuls les grottes et les monastères recouverts par les sables des siècles auparavant demeurèrent intacts. Sous la dynastie Ming (XIVe au XVIIe siècles), la Chine ferma ses frontières, coupant tout contact avec les idées et les cultures étrangères. Les vestiges des anciennes civilisations bouddhiques de la région demeurèrent enfouis et ignorés jusqu’à la fin du XIXe siècle lorsqu’une nouvelle génération de "diables étrangers" commença à fouiller le sol du bassin de Tarim.


ISLAM EN CHINE
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Surgies de l'Arabie à la fin du VIIe siècle, les armées musulmanes balayèrent la Perse en 642 et s'emparèrent de Boukhara en 709 et de Samarcande en 712. En 751, ils encerclèrent les Chinois dans la vallée du Talas (Kirghizie actuelle) et les repoussèrent au-delà du massif des Tian Shan qui marque encore aujourd'hui la limite de la Chine. Cette défaite fut plus qu'une bataille perdue : elle marqua la fin de l'expansion chinoise vers l'ouest et assura l'avenir de l'islam en tant que religion dominante dans la région. En outre, certains prisonniers capturés étaient des experts dans l'art de faire le papier et la soie. Très vite, les fabricants de soie arabes installés en Perse prirent un avantage commercial dans toute l'Europe.

L’islam fut introduit en Chine pendant la dynastie Tang par des commerçants et des missionnaires arabes venus par la Route de la Soie . Par la suite, d’autres marchands arabes arrivèrent par voie de mer dans les ports du sud de la Chine où ils construisirent des mosquées et firent de nombreux convertis. Au Xinjiang, l’islam a influencé presque tous les aspects de la société.

Durant la période maoiste, l’islam était strictement surveillé. Depuis l’éclatement de l’Union soviétique en 1991 et l’accession à l’indépendance des nombreuses républiques ex-soviétiques musulmanes situées aux frontières ouest de la Chine, des mouvements islamistes radicaux sont apparus dans le Xinjiang.